Histoire
Le Bénin est le siège de civilisations anciennes et brillantes, qui furent batties autour de royaumes centrés sur des cités –Etats.
Les trois principaux royaumes (créés par les Fon ) furent celui d’ Allada, fondé au 16è siècle ,celui d’ Abomey en 1625 , et celui de Porto-Novo , alors appelé Adjacé , puis Hogbonou . Ces entités politiques bien structurées étaient pourvues de centres urbains fonctionnels . Eles avaient développé un commerce local , basé dès le XVIIème siècle, entre autres, sur la traite des esclaves ,puis sur celle du palmier à huile après l’abolition du commerce négrier en 1807. Cette économie de traite a favorisé l’installation, le long de la côte (surnommée « côte des esclaves »), de comptoirs commerciaux contrôlés par les Anglais, les Danois, les portuguais et les Français.
•1650 : les Anglais construisent un fort à Ouidah
•1664: première installation de missisonnaires à Juda (Ouidah), les capucins bretons,
• En 1704 : la France est autorisée à construire un port à Ouidah tandis qu’en 1752, les portuguais s’installent à Hogbonou qu’ ils baptisent Porto-Novo.
• En 1863 : Le premier protectorat français est établi avec le Roi de porto-novo qui recherche de l’aide face aux prétentions du roi d’Abomey et aux attaques des anglais, implantés à Lagos. La même année, Glélé, le Roi d’Abomey, autorise les Français à s’établir à cotonou.
• En 1882 : le souverain du royaume de Porto-novo signe un nouvel accord de protectorat avec la France qui envoie un «Résident français» chargé d’assister le Roi.
• En 1894, le Dahomey est colonisé par la France, après la réddition du Roi d’Abomey. Un Décret établit la dénomination des nouveaux territoires « Colonie du Dahomey et ses dépendances ».
• En 1904, le Dahomey est incorporé à l’AOF ( A frique O ccidentale f rançaise).
• Le 4 décembre 1958, la République est proclamée et le Dahomey devient un Etat indépendant le 1er août 1960.
• Commence alors une période d’instabilité politique marquée par la succession de 6 coups d’Etats entre 1960 et 1972, date à laquelle le commandant Mathieu Kérékou prend le pouvoir.
• Le 30 novembre 1975, le Dahomey prend la dénomination de « République populaire du Bénin» (RPB) à l’initiative du gouvernement militaire révolutionnaire présidé par le colonel Kérékou.
• En décembre 1989, après 17 ans de régime marxiste le Président Kérékou annonce l’abandon du marxisme-léninisme sous la pression de la rue et des bailleurs de fonds.
• Du 19 au 28 février 1990 se tient sous la présidence de Mgr de Souza, archevêque de cotonou, la « Conférence des forces vives de la Nation» qui met en place un gouvernement de transition dirigé par un Premier Ministre Nicéphore Soglo.
• Au terme des élections présidentielles de mars 1991, organisées sous le signe du multipartisme, Nicéphore Soglo est élu Président de la République avec plus de 67% des suffrages exprimés.
• En 1996, les élections présidentielles ont lieu et portent de nouveau à la Présidence de la République l’ ancien Président Mathieu Kérékou.
• En mars 2001 les élections présidentielles ont lieu et portent de nouveau à la Présidence de la République l’ancien Président Mathieu Kérékou .
Depuis, le Bénin fait figure de conférence et de pays modèle en Afrique subsaharienne, en réussissant une transition démocratique sans effusion de sang ni coup d’Etat.
Les groupes socio-culturels
Ce sont les groupes anciennement installés qui ont formé la population béninoise d’aujourd’hui. Ces groupes ont donné naissance à un certain nombre d’entités homogènes du point de vue linguistique et socio-culturel, et possédant une assise territoriale. Il y en a près d’une vingtaine dans notre pays :
• Au sud : Aja, Waci, Gen, Xuéda, Xwla, Ayizo, Toli, et Fon ;
• Au sud-est : Yoruba et Gun ;
• Au centre : Maxi et Yoruba ;
• Au nord : Batumbu, Dendi, Mokole, Fulbe, Cenka, Hausa, Betammaribe, Waaba, Bebelbe, Natemba, Yowaet Lekpa.
L’ensemble de ces groupes socio-culturels forment la nation béninoise.
Les langues et les religions
Les différents groupes
En attendant une nouvelle classification, les langues du Bénin peuvent être classées en deux groupes linguistiques au moins :
• Le groupe Voltaïque (ou Gur) Ex : Gulmacema, Ditammari, etc.
• Le groupe Kwa : Fongbe, Yoruba, Gungbe, etc.
• Les autres langues : Anufom, Basa, etc.
Chaque groupe se subdivise en sous-groupes comprenant chacun plusieurs langues ayant des variantes dialectales.
Les principales langues
A l’intérieur d’un groupe ou sous –groupe l’inter-compréhension n’est jamais automatique. Certaines langues centrales servent alors de référence. Au niveau national, ce sont : fongbe, yoruba, ajagbe, gengbe, gungbe, baatonu, dendi, ditammari, waama, nateni, fulfulde, yom, hausa, biali, lekpa, mbelime, foodo, et anii.
La colonisation et la nécessité de notre insertion dans l’économie mondiale nous obligent à pratiquer les langues étrangères. Au Bénin, les principales langues étrangères sont : le français, langue officielle (administration) et l’anglais pour le commerce et les relations internationales.
Les religions
Les religions nationales
Les peuples du Bénin ont toujours pratiqué des cultes originaux selon les traditions de chaque groupe socio-culturel. Dans l’Atacora, les religions nationales sont celles instituées par les premiers fondateurs. Il y a alors plusieurs divinités matériasées par des éléments de la nature (pierre, serpent, arbre, etc.).
Dans le sud et le Moyen-Bénin on note une nette similitude entre les panthéons Yoruba et Aja-Fon. Le Dieu suprême est Orrica chez les Yoruba et Mahu-Lisaa chez les Aja-Fon.
Autour du Dieu suprême (Dieu de tout l’univres) coexistent toute une série de puissance :
- Sakpata ou Cankpana (divinité de la terre et de la variole),
- Xebioso ou Cango (divinité du tonnerre),
- Gu ou Ogun (divinité de la guerre et du fer), etc.
Les religions étrangères
Ce sont :
• L’Islam, introduit par les marchants Arabes, Hausa et Songhaî dans tout le Borgou et jusqu’à Djougou, et au sein des peuples Yoruba.
• Le Christianisme introduit par les missionnaires européens surtout dans les régions méridionales et centrales, et en pays Otammari.